Le Québec produit la moitié des sapins de Noël que le Canada exporte, ce qui représente près de 800 000 sapins! Et c’est en Estrie que la plupart d’entre eux sont cultivés, dans la région située entre Sherbrooke, Mégantic et Thetford, qu’on appelle le «triangle du sapin». Pas surprenant puisque Sherbrooke compte plusieurs producteurs d’arbres de Noël.

De la plantation à votre salon, le sapin de Sherbrooke en a fait du chemin!

Sapins de noël

Avant d’obtenir un arbre de Noël de six pieds, le producteur a préparé les champs à l’aide de machinerie agricole, sélectionné une petite graine sur le fruit d’un conifère mature, pour avoir un semis, puis un petit plant.

Une fois dans le champ, de 8 à 10 ans sont nécessaires pour que l’arbre atteigne une taille suffisante pour être coupé et vendu. Patients, les producteurs d’arbres de Noël? Oh que oui!

Au cours de sa croissance, le sapin est soigné contre les maladies et il est taillé chaque année pour obtenir une forme conique exemplaire. L’association canadienne des producteurs d’arbres de Noël précise : «chaque arbre de Noël va subir des inspections et des modifications préventives et correctives au moins 30 fois par des personnes compétentes avant d’entrer dans votre salon.»

Des sapins de Sherbrooke populaires aux États-Unis

Les États-Unis achètent presque toute la production de sapins de l’Estrie. Le hic?  Noël est le 25 décembre pour tout le monde, mais on ne peut pas prendre d’avance avec les sapins naturels. Il ne faut pas les abattre trop tôt, sans quoi les arbres sécheraient. Mais pour couper des milliers d’arbres à temps pour la livraison par les services de transport, entre mi-novembre et début décembre, ça prend beaucoup beaucoup d’huile de coude!

Les sapins de Sherbrooke livrés à temps grâce à des travailleurs migrants

Employés saisonniers

  • Hélas, les employés saisonniers capables d’abattre jusqu’à 200 arbres par jour sont difficiles à trouver. Les travailleurs du Québec boudent cette tâche saisonnière éreintante, et ironiquement, à la même période où les forfaits pour le Sud se vendent comme des petits pains chauds ici, ce sont des travailleurs d’Amérique du Sud, qui acceptent le «forfait dans le Nord» proposé par les producteurs, pour venir couper les sapins, les pieds dans la neige.

Procédure pour le transport des Sapins

Ce ne sont pas tous les sapins de Sherbrooke qui traversent la frontière

Quelques sapins restent ici. Au centre-ville de Sherbrooke, par exemple, des sapins naturels sont installés pour agrémenter les artères principales durant les Fêtes. D’ailleurs, le plus grand sapin de Noël naturel au Canada, un arbre de près de 80 ans est érigé au Marché de la Gare de Sherbrooke. Le conifère de 20 mètres domine le marché de Noël et se voit de loin, puisqu’il est illuminé par 30 000 lumières LED!

Après les Fêtes, les sapins de Sherbrooke sont valorisés

La collecte des arbres de Noël à Sherbrooke est prévue à partir du 10 janvier 2012. Pour une gestion des sapins saine pour l’environnement, les arbres naturels seront réduits en copeaux de bois pour en faire la valorisation énergétique.

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